GARDENS OF THE NIGHT
- Gardens of the night |
Annee
Duree
Genres
Pays
Réalisateurs
Acteurs
Notes rédactions
Notes visiteurs
2008
1h50
Gillian Jacobs - Evan Ross - Ryan Simpkins - Shiloh Fernandez - Peta Wilson - Tom Arnold - Jermaine Scooter Smith - Jeremy Sisto - John Malkovich - Harold Perrineau...
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| Fils du célèbre acteur britanique Richard Harris, Damian se lance avec ce troisième long-métrage dans un sujet bien plus sérieux. Gardens of the night traite de l'horreur du rapt d'enfants ainsi que de la pédophilie... Un projet qui, selon les dires du réalisateur, lui tenait à coeur... |
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Un conte effroyable
Le thème du kidnapping qui plus est mâtiné de pédophilie semblait, quelques années en arrière, bien dur à aborder. Toutefois, sur des questions de société que l’on préfère éviter, certains cinéastes, tels Van Sant, Clark ou encore Araki, s’y jettent à corps perdu ; tentant par le biais de leur art d’émouvoir la population à défaut de la faire réellement réagir.
Harris avec Gardens of the night est de ceux là. Les influences susnommées sont évidemment de mise. Cependant,à première vue, le réalisateur préfère aborder la question sous un angle moins frontal. En étant tout aussi réaliste, il privilégie les émois de ses personnages à contrario de scènes quelque peu transgressives. Le film est scindé en deux parties : l’enfance où réside le choc puis l’adolescence où le spectateur fera désormais face à des personnages errants, le regard vide; les yeux décolorés par des larmes trop abondantes... Par le biais du conte, Harris développe son histoire. Au travers des yeux de la magnifique petite actrice (Ryan Simpkins) et de son compagnon d’infortune, les événements défilent et s’obscurcissent. Ces monstruosités incomprises ne sont pas ouvertement dévoilées, comme pour souligner l’innocence des enfants face à ces actes. Harris se concentre sur leur univers intérieur matérialisé par une tente faite de draps et décorée de dessins. Un îlot d’insouciance et de pureté à des lieues de l’inconcevable réalité pourtant juste à l’extérieur. De ce fait, Harris joue avec les cordes sensibles, mais il ne s’en cache pas, son but était d’émouvoir.
La cruauté non moins réelle
Autant dire que l’effroi prend le dessus. Inspiré de sa propre mésaventure, Damian Harris semble imprégné du projet. Si le but avoué fut de faire un drame émouvant sur les atrocités existantes dans le milieu du rapt d’enfant, nul doute que son envie de faire réagir la population sur ces phénomènes n’était pas moins grande. La sensualité dégagée à l’écran ne peut venir que d’une personne ayant foi dans son film et désireuse de faire le bien. Chiffres à l’appui, le nombre d’enfants kidnappés violés et exploités dans les réseaux pédophiles scotche. L’enveloppe « conte » ne lui permettant pas une sordidité et un voyeurisme mal venu, on reste néanmoins écoeuré par les personnages tel que ce juge friand de compagnes féminines de même âge que ses enfants ; ou encore le kidnappeur désireux d’endosser l’étiquette de nouveau père… L’horreur passe sans prendre le temps de s’y arrêter, à l’instar de ces jeunes malmenés toujours sur le qui vive. La seconde partie s’attarde sur ces jeunes désormais déchirés de toute stabilité, ne cherchant pas à retrouver un passé fait de personnes, certes aimantes, mais qui ne les comprendront plus et face auxquelles tout est à reconstruire…
Des liens fort se sont créés ; dans l’adversité on dénotera que les valeurs humaines de solidarité et de confiance peuvent exister. Mais malgré l’optimisme de Damian Harris, on ne peut qu’être attristé face à l’innocence à tout jamais pervertie. Gardens of the night frappe tout en douceur, mais très fort.
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