MAD MAX   -   Mad Max
 
Annee
Duree
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1979
1h30
Mel Gibson, Joanne Samuel, Brendan Heath, Hugh Keays-Byrne, Steve Bisleyle, Tim Burns, Roger Ward

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Critiqué par Celticxoan le 19/07/2008 Note :   Lire sa critique  
Critiqué par Celticxoan
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Film âpre et violent ou la vitesse est élevée au rang de divinité, ou la vengeance implacable (seule raison d'etre de son anti-héros : Max !!!) est le seul espoir dans ce monde apocalyptique.Oui ce film est très violent, sans concession et sans la moindre parcelle d'humanité, surtout dans sa seconde moitié, mais reste néanmoins touchant car le combat perdu d'avance par Max est parfaitement compréhensible voire même justifiable dans cet univers battit sur la loi du plus fort
 

MAD MAX fait partie de ces films qui ont marqué toute une génération...

George Miller réussi un véritable exploit en réalisant ce film avec un budget dérisoire (350.000 $).
Jamais son film ne parait bénéficier d'un aussi faible budget tant son univers de fin du monde est en adéquation avec le sujet. Tout est réel, bénéficiant des fabuleux décors de l'Australie, et absolument crédible. Il a pris le parti de privilégier la qualité de la prise de vue plutôt que d’investir dans des artifices qui, au final, n’auraient pas réussi à masquer le cruel manque d’argent.
La mise en scène est une pure merveille tant elle colle avec la rugosité de ce monde barbare et la vitesse de ces bolides gonflés avalant l'asphalte de ces longues routes sans fin. La caméra colle aux véhicules, frôle la route et semble s'encastrer dans les collisions impressionnantes de ce film.

Les acteurs totalement investis dans leurs rôles nous entraînent dans cette folie furieuse qui dans dans leur regard dès qu'ils sont au volant de leur bolide.
Seul Mel Gibson a un rôle plus consistant. De bon flic, bien que aussi brutal que ses collègues et probablement accro a l'adrénaline insufflée par son job, (comment oublier la scène de présentation de son personnage et le face a face mortel avec L'Aigle de la route ?), bon mari amant et bon père, il devient au fur et a mesure que les épreuves douloureuses s'abattent sur lui, Mad Max, justicier froid et implacable....
D'ailleurs MAD MAX est l'un des rares films ou son personnage principal auquel on s'identifie aisément, est un tueur sans pitié, plus violent et sombre que les bad guys qui sillonnent le pays.

Bien entendu la réussite du film tient du talent de son jeune acteur mais surtout des scènes de poursuites et de ses cascades a couper le souffle qui aujourd'hui encire restent parmi les plus impressionnantes jamais filmées.

Mais ce film est aussi un véritable western mécanique que Sergio Leone n'aurait pas renier. Mais ici la cavalerie ( la police MFP, Main Force Patrol), n'arrive jamais à temps et les indiens (les hordes de motards) ne sont pas des victimes.
La lumière crue et les gros plans sur les visages burinés renforcent encore l'impression d'etre dans l'univers du western, mais façon spaghetti.
De longues étendues désertiques ou seul le reflet des insignes des policiers brillent sous un soleil de plomb. Seul le bruit des "motors" sur-gonflés des véhicules résonnent a l'horizon, annonciateur de furie et de mort, de rage et de sang.

Pour résumer MAD MAX, trois mots viennent a l'esprit : vengeance, violence et vitesse !!!

Mad Max est aujourd’hui reconnu pour ses qualités cinématographiques d’avant-garde. Pourtant à sa sortie en 1979, le film sent le souffre. Il dérange par sa violence, sa noirceur. On va même jusqu’à lui prêter une idéologie fascisante. C’est précédé de cette exécrable réputation que le film débarque en France. Et la censure ne l’épargne pas : Mad Max est classé X. Il sort dans les circuits de distribution pornographique, amputé de ses scènes les plus dures. Il faudra finalement attendre 1983 pour que Mad Max renaisse dans des conditions normales et retrouve enfin sa dignité.

Dans Mad Max l'humanité est exposée dans toute sa noirceur, sa barbarie, n'offrant qu'une vision pessimiste et terrifiante du futur...
Avec son héros désabusé et n'ayant pour raison de survivre que cette quête de la vengeance.
Mais point de salut dans cette quête sanglante : Max ne trouvera jamais la paix.
La violence n’a pas d’issue, elle consume tout, ne laissant derrière elle que des regrets et des souvenirs hantant a jamais notre héros dont la route s'annonce encore bien longue...

Il est seul Max....
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