UN PAPILLON AUX AILES ENSANGLANTEES
- Una farfalla con le ali insanguinate |
Annee
Duree
Genres
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Réalisateurs
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1971
1h35
Helmut Berger - Giancarlo Sbragia - Ida Galli - Silvano Tranquilli - Wendy d’Olive - Günther Stoll
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| LISTE DES CRITIQUES |
Critiqué par Zé do Clermont le 28/10/2011 Note : Lire sa critique
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| Assez méconnu (sans doute à cause d’un casting moins glamour et prisé que d’habitude), ce "Papillon aux ailes ensanglantées" s’avère être l’une des plus belles surprises giallesques qu’il m’ait été donnée de voir. On le sait, généralement, les meilleurs gialli sont souvent ceux qui se dégagent des codes inhérents au genre - en dehors des premiers Argento et du superbe « Mais qu’avez-vous fait à Solange ? » - et c'est donc le cas ici. |
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Dès l'introduction, Tessari bouleverse nos habitudes ; musique classique (Tchaïkovski bientôt mixé à une composition contemporaine) et présentation des personnages. Si l'usage de la B.O touche dans le mille, la présentation très théâtrale au final est un peu maladroite, nous incitant à nous accrocher sur des informations relativement inutiles - c'est pas un roman russe non plus, ni un film grind'. Mais heureusement, on passe très vite à l'action.
Deuxième surprise : on ne verra pas le meurtre - un comble ! En revanche, et là on continue dans l'inédit, nous allons assister à tout le travail des enquêteurs et en particulier celui de la police scientifique avec un souci quasi documentaire (recherche d'empreintes,analyses sanguines, reconstitution…). La surprise se change donc très vite en intérêt grandissant, d’autant plus que ce goût pour la décortication sera le même lors du long procès qui va suivre, lui aussi tout à fait prenant. Inhabituel donc et passionnant, installant le métrage dans un schéma plus américain.
Mais bientôt s’ajoutent des moments d’intimité - magnifique scène d’amour entre un Giorgio et une Sarah en pleurs - qui vont petit à petit alambiquer l’histoire et la raccrocher au genre dans la 2e partie du film. Bien sûr; tout cela se fait de façon discrète, par petites touches et, du film policier « classique », nous passons au giallo (petits détails apparaissant, nouveaux meurtres, problèmes de sexualité...). Pour autant, il est bien difficile pour nous de deviner le tueur ou du moins les tenants et aboutissants des meurtres, tant la gestion du mystère et la mise en place des indices sont parfaitement dosés. D'ailleurs, l’issue - très sombre - de l’histoire, est une fois n'est pas coutume très réaliste, ne faisant pas non plus appel aux habituels traumatismes enfantins dont les gialli sont friands.
Objectivement, le seul bémol que l’on peut relever est sans doute la réalisation un peu sage de Tessari pour un giallo, mais ce manque d’audace est relevé par un excellent montage et s’avère finalement cohérent par rapport au film. Cela étant, « les giallistes » purs et durs ne se retrouveront sans doute pas dans ce « Papillon aux ailes ensanglantées », trop policé, trop avare en meurtres (et à fortiori en sang), trop lent. Dommage car en plus de bénéficier d'un scénario fort, traité de façon originale et d'acteurs crédibles, ce film est assez malin pour susciter l'excitation de l'amateur d'enquête. |
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